Marietta KARAMANLI demande une meilleure information sur les aliments "bio" produits de façon peu naturelle

samedi 20 octobre 2012

Dans une question écrite parue au Journal Officiel le 9 octobre 2012, je m’inquiète des conditions de production, d’élevage ou de culture de certains produits dits "bio" c’est à dire produits normalement selon des conditions que l’on considère comme "naturelles" alors même que les cycles ou procédés utilisés ne respectent pas la durabilité ou font usage d’autres produits peu naturels.
Des poulets seraient élevé en cages, des fruits ou légumes seraient cultivés hors sols...
La mention "bio" peut laisser supposer qu’il n’en est rien.
Dans ma question au ministre chargé de la consommation, je m’étonne d’une situation où les consommateurs ne le savent pas et je demande que certaines mentions figurent sur les produits au moment de leur vente.
Comme par le passé, je reste vigilante sur les droits des consommateurs.
Marietta KARAMANLI

Le texte de ma question parue au Journal Officiel

Question N° : 6389 de Mme Marietta Karamanli ( Socialiste, républicain et citoyen - Sarthe )
Question écrite
Ministère interrogé > Économie sociale et solidaire et consommation Information des consommateurs

Question publiée au JO le : 09/10/2012 page : 5467

Mme Marietta Karamanli attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé de l’économie sociale et solidaire et de la consommation, sur l’information des consommateurs en matière de produits alimentaires dits « bio ».
Les aliments éligibles à ces labels doivent respecter les systèmes et les cycles naturels ; dans la mesure du possible, les conditions de production doivent valoriser la durabilité, en faisant appel à des procédés biologiques et mécaniques, à des techniques de production respectueuses du sol et sans usage d’organismes génétiquement modifiés (OGM).

Selon plusieurs enquêtes destinées au grand public, les produits recevant le label « agriculture biologique » (AB) et qui doivent être conformes au label bio de l’Union européenne peuvent, en fait, s’écarter assez sensiblement de ce que les consommateurs considèrent spontanément comme respectant le caractère naturel des produits  : ainsi les poulets dit bio pourraient être élevés dans des élevages industriels sans véritable ébattement extérieur, leurs nourritures seraient d’origine bio mais avec une tolérance de présence d’OGM, les fruits et légumes dits bios pourraient être élevés hors sol, etc. De la sorte, la qualité attachée aux produits dits bio serait absente de certains d’entre eux.
Elle lui demande s’il ne conviendrait pas de rendre obligatoire un certain nombre de mentions permettant aux consommateurs de juger par eux-mêmes des conditions les plus significatives de production, élevage et culture, de ces produits.