Marietta KARAMANLI apporte son soutien aux IUT pour le maintien de leurs ressources et demande que l’Etat s’engage à attribuer des crédits suffisants aux Universités

lundi 15 décembre 2008

Marietta KARAMANLI, Vice-Présidente du Groupe Socialiste, Citoyen, Radical et Divers Gauche à l’Assemblée Nationale chargée de l’enseignement supérieur et de la recherche, apporte son soutien aux IUT pour le maintien de leurs ressources et demande que l’Etat s’engage à attribuer des crédits suffisants aux Universités en faveur de la formation des étudiants, les moyens actuels étant notoirement trop faibles.

De nombreux IUT ont engagé un mouvement de protestation contre la politique gouvernementale s’inquiétant du maintien de leurs ressources financières qui sont désormais incluses dans les moyens globaux des universités dont ils sont une composante. Il appartient au Gouvernement de garantir aux IUT ce maintien.

Je ne peux que soutenir cette demande sachant que j’ai dénoncé au moment de l’examen du budget 2009 un manque de crédits pour les universités et, pour la première fois depuis 15 ans, une baisse des effectifs statutaires de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Surtout, je regrette un double discours du Gouvernement : celui-ci a en effet annoncé une nouvelle procédure d’allocation des moyens qui théoriquement déboucherait sur des crédits supplémentaires aux Universités mais qui se traduit en fait aujourd’hui par des lettres à plusieurs universités leur demandant de rendre des postes d’enseignants et ce sans concertation ni transparence quant aux critères utilisés.

Autrement dit, le Gouvernement est déjà en train de reprendre ce qu’il n’a pas encore donné !

Derrière la pénurie, sont posées clairement la question des moyens plus que médiocres alloués à la formation des étudiants en France et celle du nécessaire effort de rattrapage qu’un Etat moderne doit y consacrer. Aujourd’hui la collectivité consacre 7000 ‚¬ par étudiant contre 14 000 ‚¬ par élève des grandes écoles.

La justice sociale et l’efficacité économique nécessitent que chaque étudiant du supérieur soit à égalité car la formation et la réussite de chacun d’entre eux sont facteurs de performance pour tous.

Marietta KARAMANLI