Marietta KARAMANLI interroge le ministre de l’éducation nationale sur les conditions devant permettre à la réforme des rythmes scolaires d’être une réforme réussie

jeudi 14 février 2013

Dans une question écrite à paraître au Journal Officiel, j’ai interrogé le ministre de l’éducation nationale sur les conditions dans lesquelles la réforme des rythmes scolaires devrait être menée. Comme je le note si le sens de la réforme est compris et partagé par une majorité de citoyens, ses conditions de mise en Å“uvre suscitent des interrogations.
La réforme tend à répartir les vingt-quatre heures de cours hebdomadaires de l’école maternelle et d’école élémentaire sur quatre jours et demi en diminuant la journée de classe en moyenne de 45 minutes.
Parallèlement des activités culturelles ou sportives doivent être mises en place gérées par les communes ou les établissements publics de coopération intercommunale.
Je note quatre points devant faire l’objet de mesures d’accompagnement complémentaires :
- la pérennité ds crédits pour les activités complémentaires ( 250 Millions d’‚¬ seront inscrits pour 2013)
- la qualité des activités et la qualification des personnels qui pourront intervenir et l’éventuelle participation financière des familles à ces activités
- l’enjeu de la cohésion territoriale, indispensable à une mise en place de la nouvelle semaine,
- la reconnaissance financière concrète pour les enseignants dont les rémunérations moyennes sont de façon générale plutôt inférieures à celles des autres Etats européens.
J’ai demandé au ministre les mesures envisagées sur ces quatre points.

Le texte de ma question écrite au ministre de l’éducation nationale à paraître au Journal Officiel

Mme Marietta KARAMANLI attire l’attention de Monsieur le ministre de l’éducation nationale sur la réforme des rythmes scolaires. Si le sens de la réforme est compris et partagé par une majorité de citoyens, ses conditions de mise en Å“uvre suscitent des interrogations.
La réforme tend à répartir les vingt-quatre heures de cours hebdomadaires de l’école maternelle et d’école élémentaire sur quatre jours et demi en diminuant la journée de classe en moyenne de 45 minutes. Parallèlement des activités culturelles ou sportives doivent être mises en place gérées par les communes ou les établissements publics de coopération intercommunale. Un fonds de 250 millions ‚¬ pour aider financièrement les communes qui mettront en Å“uvre la réforme en 2013 est prévu. Les communes doivent indiquer rapidement si elles choisissent de mettre en Å“uvre la réforme dès cette année.
Cinq interrogations se font jour : l’absence de pérennité de crédits pour les coà»ts supplémentaires à financer alors même que les possibles crédits provenant de la CNAF ne sont pas connus ; la question de la qualité des activités et celle de la qualification des personnels qui pourront intervenir ; le sujet de la participation financière des familles à ces activités ; l’enjeu de la cohésion territoriale, indispensable à une mise en place de la nouvelle semaine ; une reconnaissance financière concrète pour les enseignants dont les rémunérations moyennes sont de façon générale plutôt inférieures à celles des autres Etats européens.
Elle lui demande les mesures complémentaires qu’envisage le gouvernement sur l’ensemble de ces sujets.