Marietta KARAMANLI attire l’attention de la ministre des affaires sociales sur les conditions auxquelles les personnes retraitées peuvent obtenir une assurance complémentaire santé à un coût acceptable et abordable

samedi 5 septembre 2015

Dans une question écrite parue au Journal Officiel publiée le 18 août 2015, j’ai attiré l’attention de la ministre chargée des affaires sociales sur la situation des personnes qui, au moment de la fin d’activité et tout au long de leur retraite, doivent souscrire une assurance complémentaire santé.
En effet si les personnes peuvent conserver le bénéfice des garanties qu’elles avaient par leur entreprise, le prix en augmente.
La plupart des personnes concernées, isolées dans leur démarche, doivent payer plusieurs centaines d’euros en plus avec des garanties en moins.
Des procédures d’achats groupés, accompagnés et aidés permettent à l’évidence d’obtenir des prix et des conditions plus favorables.
J’ai demandé à la ministre le point que faisait le gouvernement sur cette situation et lui ai demandé les initiatives qu’elle entendait prendre pour permettre aux retraités de disposer de "garanties suffisantes à un coût acceptable et abordable".

Question écrite publiée le 18 août 2015

Rubrique : retraites / bénéficiaires / assurances santé complémentaire / perspectives

Mme Marietta Karamanli attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur la situation des personnes retraitées quant à leurs assurances santé complémentaire.
De nombreuses personnes retraitées voient au moment de leur retraite leurs charges correspondantes augmenter. La loi du 31 décembre 1989 a posé le principe d’une possibilité du maintien de la garantie proposée à titre professionnel et d’une augmentation des coûts limitée à 50 % du montant payé antérieurement. Néanmoins, des études ont montré que le bénéfice de garanties pourtant en retrait, en l’absence d’une solidarité intergénérationnelle et professionnelle, se traduisait parallèlement par une augmentation de plusieurs centaines d’euros par an pour les retraités.
Pour nombre d’entre eux, la recherche d’une assurance santé suppose en premier lieu de trouver une assurance à partir d’un devis sans engagement, avec une couverture immédiate et sans forcément un questionnaire de santé « intrusif ». Parallèlement, les procédures d’achats groupés mises en œuvre et proposées par des collectivités territoriales ou CCAS, sans coût pour ces derniers, était une option intéressante en ce qu’elles permettaient de faire jouer une solidarité intergénérationnelle.
Elle souhaite connaître l’analyse faite par le Gouvernement des besoins en matière de complémentaire santé pour les retraités, les initiatives qu’il entend prendre pour encourager les solidarités de proximité et permettre aux retraités de disposer de garanties suffisantes à un coût acceptable et abordable.