Marietta KARAMANLI s’inquiète des effets de la fusion police €“ gendarmerie et de la diminution effective des forces disponibles en matière de renseignement, de police judiciaire et de circulation routière

dimanche 8 août 2010

Dans une question écrite parue au Journal Officiel le 3 aoà»t dernier République j’ai interrogé le ministre de l’intérieur pour m’inquiéter des effets de la fusion de la police nationale et de la gendarmerie. Si certains hauts responsables de l’Etat évoquent très régulièrement la délinquance, ils parlent peu des réformes en cours conduisant à une diminution non seulement des moyens en personnel mais aussi de la présence effective des forces de sécurité et de leurs actions dans des domaines aussi variés que le renseignement, la police judiciaire et la circulation routière. A partir des chiffres disponibles, il devrait être possible de voir comment ces activités sont effectivement exercées et quelles sont les priorités effectives de l’Etat en la matière. Ce dossier€¦est à suivre avec attention pour pouvoir décider au mieux.

Le texte intégral de ma question écrite au journal officiel

Mme Marietta Karamanli attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales sur le rapprochement des 100 000 militaires et des 120 000 policiers et la mutualisation des moyens humains et matériels de ces deux forces de sécurité qu’implique leur rapprochement sous son autorité ministérielle. Le changement de tutelle a eu pour effet de placer, dans chaque département, les gendarmes sous l’autorité du préfet. Le rapprochement se réalise progressivement par la mutualisation des centres de formation et la parité police-gendarmerie en matière de grades, de rémunérations et d’horaires. Cette « quasi-fusion » suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes notamment du côté des gendarmes. Elle souhaite connaître le nombre d’emplois de sécurité supprimés respectivement dans ces deux forces (en emplois équivalents temps plein) à la date de la réponse, le nombre de centres de formations qui a disparu, la répartition en temps d’intervention des missions de renseignement, de police judiciaire et de circulation routière pour chacune des forces estimée en 2009.
Elle lui demande si les engagements de maintien d’une force de gendarmerie intervenant en milieu rural et en agglomération seront tenus et quelles mesures concrètes dans ce sens sont envisagées à la date de la réponse.