Marietta KARAMANLI à la suite de sa mission en Turquie « Améliorer notre coopération avec la Turquie pour lutter contre l’immigration irrégulière, combattre le terrorisme et accueillir hors des zones de combats armés les réfugiés »

lundi 20 octobre 2014

Les 18 et 19 septembre 2014, je me suis rendue à Istanbul et Ankara en Turquie dans le cadre d’une mission de la commission des affaires européennes dede l’Assemblée Nationale consacrée à l’immigration.
Notre objectif, à mon collègue Charles de la Verpillère (UMP) et moi-même, était de rencontrer les responsables turcs en charge de cette question, pour améliorer notre connaissance de leurs contraintes, augmenter l’efficacité de nos échanges et combattre plus efficacement l’immigration irrégulière dans un contexte de dégradation des conditions de vie pour de nombreuses personnes victimes des guerres civiles et des combats entre factions rivales dans les Etats comme la Syrie ou l’Irak.
Je me suis rendue à la plateforme aéroportuaire d’Ataturk un des plus grands aéroports turcs, puis j’ai rencontré le Président de la commission des affaires intérieures de la Grande Assemblée nationale (la chambre unique du parlement) de Turquie qu’accompagnaient deux députés Kurdes.
Enfin j’ai eu une séance de travail avec le secrétaire d’Etat aux affaires intérieures aux côtés duquel étaient représentés les services de la gendarmerie, l’armée, la direction générale de la gestion de l’immigration.

En réunion de travail à l’aéroport Ataturk

Depuis 10 ans ont été faites par les services turcs 300 000 interpellations et ont été arrêtés 12 000 passeurs. En 2005 a été mis en vigueur un plan d’action en faveur de l’asile visant à fixer les règles et à mieux respecter les droits des étrangers. Le pays accueille près de 2 millions de Syriens et a mis en place des camps d’accueil pour les Kurdes de Syrie au long de ses frontières. Sa contribution à leur financement est équivalente à celle de toute l’Union européenne. Par ailleurs les frontières avec la Syrie sont longues de 900 kms avec une réelle difficulté à les sécuriser tout au long. De façon plus générale les frontières terrestres sont longues de 3000 km et les côtes représentent 1500 km. Entre 2008 à 2013 l’immigration clandestine est passée de 65 737 arrestations à 39 890 dont 8 047 faites par les gardes côtes. Sont concernés des Syriens, des Afghans, et des Erythréens.
Les massacres de populations civiles aujourd’hui par l’organisation terroriste « E-I » conduit à des afflux de populations difficilement maîtrisables. Si la Turquie a augmenté sa coopération avec l’Union Européenne et nombreux Etats de la région, l’amplification des troubles la conduit à demander la création de zones tampons à ses frontières, une aide à l’accueil des réfugiés et une meilleure coopération dans la lutte contre le terrorisme pour laquelle la Turquie se prévaut d’une expérience et de moyens.
En tout état de cause l’UE doit à la fois se montrer exigeante et reconnaître la place et le rôle fondamentaux que joue ce grand pays à la charnière des continents européen et asiatique.

Quelques photographies

Marietta KARAMANLI, vice-présidente de la commission des affaires européennes de l’Assemblée Nationale, reçue au Parlement Turc à Ankara, aux côtés de M. Charles de la Verpillière, membre de la commission des Affaires européennes et de M. Mehmet Ersoy, Président de la commission des Affaires intérieures ainsi que les députés, Mme Fatma Salman et M. Cuma İçten

et M. le Sous-secrétaire à l’Ordre public et à la Sécurité, Turquie