Marietta KARAMANLI au Conseil de l’Europe : un soutien à l’extension des libertés fondamentales, à la paix et à la prévention du réchauffement climatique

dimanche 10 février 2008

J’ai participé les 21 et 22 janvier 2008 au nom de l’Assemblée Nationale Française à l’assemblée du Conseil de l’Europe qui n’est pas l’Union Européenne mais un organe de coopération visant à renforcer la démocratie et les droits de l’homme dans l’ensemble du continent européen.

J’ai apporté mon soutien au rapport proposant de « Renforcer la coopération avec les pays du Maghreb » en leur accordant le statut d’observateur.
J’ai défendu cette position qui doit permettre de meilleurs échanges sur des questions comme l’environnement, l’éducation, l’égalité des sexes et l’extension des libertés fondamentales. A ceux qui s’opposaient au nom de la démocratie, j’ai fait remarquer que c’était l’occasion de faire valoir les droits de l’homme et qu’un Etat comme le Saint Siège était déjà observateur alors qu’il n’est pas une démocratie.
Comme l’a dit Denis Mac SHANE député britannique socialiste « Depuis sa création, le Conseil de l’Europe a répandu un certain nombre de principes et d’idées vers de nouveaux États€¦Il faut les (ces Etats) convaincre de se tourner vers l’Europe et de bâtir avec elle des relations non passionnelles. Les relations avec le Maghreb n’ont pas besoin d’initiatives individuelles mais d’un travail mené de concert par l’Union européenne et par le Conseil de l’Europe. Faire en sorte que les deux rives de la Méditerranée se ressemblent davantage serait un gage de stabilité ».

Dans le débat sur l’adoption d’une recommandation « concernant le statut futur du Kosovo », j’ai fait valoir qu’un Etat ne pouvait être uniquement défini par une religion ou une langue.

En matière de développement durable, je me suis prononcée en faveur la recommandation visant la prévention du « Réchauffement climatique et catastrophes écologiques ». Cette recommandation indique notamment que « L’Assemblée se félicite de la récente ratification du Protocole de Kyoto par l’Australie et regrette que les Etats-Unis restent le dernier des pays les plus développés à refuser de ratifier le Protocole ». Elle demande aussi aux Etats de « prendre les mesures nécessaires pour une plus grande efficacité énergétique en créant les conditions propices à une modification de la demande et à l’adoption de technologies propres en matière d’électricité, de chauffage et de climatisation, de construction et de rénovation de l’habitat, de transports terrestres (organisation des transports urbains, promotion des réseaux du fret ferroviaire et du ferroutage, développement de véhicules hybrides), de transports aériens et maritimes et dans les autres processus industriels eux-mêmes. »