Marietta KARAMANLI " L’accueil des demandeurs d’asile est un problème qui doit être traité de façon coordonnée et cohérente au niveau de l’Union Européenne"

lundi 26 août 2013

Du 24 au 27 juillet 2013, je me suis rendue en Grèce avec un collègue député de l’UMP, Charles De La Verpillière, dans le cadre d’une mission d’information sur le régime européen d’asile.
Au cours de notre visite sur place, nous avons notamment rencontré M. Nikolaos Dendias, ministre de l’ordre public et de la protection du citoyen, M. Miltiadis Varvitsiotis, ministre de la marine marchande, M. Prokopis Pavlopoulos, ancien ministre, président du groupe d’amitié Grèce-France au Parlement hellénique, le vice-amiral Dimitrios Bantias, chef du corps hellénique des garde-côtes, M. Grigoris Apostolou, directeur du centre opérationnel Frontex au Pirée, et plusieurs responsables grecs en charge des questions d’asile, de migration et d’intégration. Nous nous sommes rendus dans des centres de rétention et avons aussi rencontré les associations qui interviennent auprès des migrants.

Avec le Ministre de l’Ordre public et mon collègue député Charles De La Verpililère

Sur le terrain en compagnie des autorités grecques

Dans un centre de rétention

Le choix de la Grèce était justifié par le fait que ce pays rencontre d’importantes difficultés à gérer un flux important d’une immigration pour une très large part illégale.
Selon les chiffres 2010, 80 à 90 % de toutes les appréhensions pour entrées non autorisées dans l’Union européenne ont eu lieu en Grèce, comparativement à 75 pour cent en 2009 et 50 pour cent en 2008.
L’arrivée massive par la mer d’immigrants sur les côtes et les îles n’est pas récente. Depuis plusieurs années il est fait état dans la presse de naufrages (et de morts) et de records en termes d’arrivées illégales.
Par ailleurs deux des principaux reproches faits à la Grèce en matière de traitement des demandeurs d’asile sont :
- le mise en détention systématique des demandeurs d’asile sans information sur les motifs de leur détention qui fut une pratique généralisée des autorités grecques,
- l’inexistence de mécanisme permettant d’identifier ceux qui ont besoin d’une protection internationale parmi les personnes qui entrent en Grèce.
Des progrès ont été accomplis.
Les difficultés restent néanmoins importantes car l’immigration non voulue est dépendante des situations politique, économique et sociale et aussi des conflits en cours, notamment dans le bassin méditerranéen.
Le défaut de moyens au niveau des problèmes rencontrés et l’insuffisante coordination des politiques nationales entre elles aggravent la situation.
L’immigration illégale hors le cas du régime des demandeurs d’asile est devenue un problème européen et ce qui n’est pas réglé dans l’un des Etats devient un jour une source de difficultés pour un autre Etat
Le rapport que nous préparons fera un point sur ces sujets et fera des propositions.
J’aurai l’occasion d’y revenir.