"Mes inquiétudes face à la diminution de l’emploi aidé : la rigueur des finances publiques ne doit pas être l’austérité imposée aux salariés les plus fragiles" par Marietta KARAMANLI

mardi 7 décembre 2010

Dans une question posée au Journal Officiel en date du 7 décembre 2010, je m’inquiète de l’évolution de l’emploi aidé dans notre pays. Certaines statistiques font état de la suppression de 100 000 emplois depuis une année. J’ai demandé au ministre du travail de fournir les données disponibles et de me faire connaître les mesures prises en cas de diminution de cet emploi en faveur des personnes bénéficiaires et le suivi mis en place pour les accompagner vers un retour à l’emploi pérenne. J’ai demandé aussi quelle était l’évolution des crédits d’Etat affectés à des dépenses plus que nécessaires dans une période de fort chômage. La rigueur des finances publiques ne doit pas être l’austérité imposée aux plus fragiles et aux plus modestes.

Le texte intégral de ma question écrite au ministre du travail

Question publiée au JO le : 07/12/2010

Mme Marietta Karamanli attire l’attention de M. le ministre du travail, de l’emploi et de la santé sur l’évolution de l’emploi aidé dans notre pays.

De nombreux salariés en attente de trouver un emploi pérenne bénéficient de contrats de travail aidés sous la forme de contrats d’accompagnement dans l’emploi (CAE), contrats d’avenir (CA) ou encore, aujourd’hui, de contrats uniques d’insertion (CUI).

Elle souhaite connaître l’évolution de leur nombre dans notre pays et dans le département de la Sarthe depuis 2006 jusqu’à la date la plus récente (et au moins au 1er octobre 2010) dans le secteur non marchand.
Elle lui demande de lui indiquer à cette date le solde net de création ou de suppression de ces emplois par rapport à la même date des années précédentes et ce depuis 2006.

Elle souhaite connaître les mesures prises en cas de diminution de cet emploi en faveur des personnes bénéficiaires et le suivi mis en place pour les accompagner vers un retour à l’emploi pérenne.

Elle souhaite connaître aussi l’évolution du montant des crédits d’État correspondants ainsi alloués pour ces années.