Opposition à loi dite « en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat »

jeudi 11 octobre 2007

Marietta KARAMANLI s’est opposée à la loi dite « en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat ». Les mesures prévues sont contestables : elles font profiter aux plus riches et coà»ter cher à tous : 15 milliards d’euros chaque année. Elle a proposé que les sommes soient affectés à l’éducation (maintien de 10 000 enseignants pour mieux diriger les élèves), au logement social de qualité (doublement du nombre de nouveaux logements à construire), et au désendettement de l’Etat.

La loi dite « en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat » a prévu quatre mesures dont l’efficacité est quasi nulle et qui vont coà»ter chers à tous.

- la possibilité pour les contribuables les plus riches de demander le remboursement de leurs impôts, de la CSG et la CRDS (pour le financement de la sécurité sociale) lorsqu’ils dépassent 50 % des sommes gagnées ; seuls les 15 000 contribuables les plus riches sont concernés (moins de 0,5 % des contribuables),
- la détaxation des heures supplémentaires ( on ne paiera pas d’impôts ni de charges sociales sur les heures sup) ; les entreprises ne créeront pas d’emplois supplémentaires et seront tentée de ne pas accorder d’augmentation sur les heures normales pour faire baisser le coà»t des heures sup et ne pas payer de charges sur elles,
- l’augmentation du niveau à partir duquel on paie des droits de succession de 50 000 euros à 150 000 euros par enfant ; 90 % des successions ne paient rien et la mesure vise là encore les plus riches,
la création d’un crédit d’impôt égal à 20 % des intérêts d’emprunt fait pour l’achat de la résidence principale ; l’avantage sera limité ( 4 %) et risque de conduire à une spéculation immobilière qui fera augmenter les prix d’où un effet quasi nul.

Ces mesures sont donc très contestables et devraient coà»ter chaque année 13 milliards d’euros€¦

Avec d’autres députés, j’ai proposé que ces sommes soient affectés à l’éducation (maintien de 10 000 enseignants pour mieux diriger les élèves), au logement social de qualité (doublement du nombre de nouveaux logements à construire), et au désendettement de l’Etat.