Marietta KARAMANLI demande au ministre des transports de revoir la position de l’Etat sur le projet de nouvelle ligne TGV contournant LE MANS et mettant en cause les communes sarthoises et leur environnement

vendredi 4 juillet 2008

Suite au récent rapport de la Cour des comptes, j’ai interrogé le ministre chargé des transports sur le projet de nouvelle ligne grande vitesse de Paris vers la Bretagne et les Pays de la Loire contournant Le Mans et sans arrêt sur le département de la Sarthe.

Je lui demande si l’Etat entend préciser les modalités de financement de celui-ci qui restent toujours inconnues et dont le bilan socio-économique (évaluation comparée des avantages et des coà»ts monétaires et non monétaires - gain de temps, dommages environnementaux- serait négatif. Je lui demande si l’Etat au regard des montants concernés et de résultats en-deça de ceux escomptés, entend proposer une alternative avec un nouveau train à grand vitesse très rapide mais sans construction d’une nouvelle ligne.

Dans un récent rapport thématique consacré au réseau ferroviaire français, la Cour des comptes note que le programme arrêté en 2003 prévoyant la réalisation de 2000 kilomètres de nouvelles lignes à grande vitesse dont la ligne Bretagne€“Pays de la Loire ne faisait à la fin de l’année passé l’objet d’aucune indication quant à son financement.
La Cour relève que le coà»t de l’ensemble du programme pourrait s’élever, en l’état, à 38 milliards ‚¬.

Par ailleurs, la haute juridiction mentionne que le calcul du bénéfice socio-économique c’est à dire l’évaluation comparée des avantages et des coà»ts monétaires et non monétaires (gain de temps, dommages environnementaux) des lignes, actuellement en cours de réalisation ou en projet, devrait être corrigé pour tenir compte d’une sous évaluation initiale des dépenses et d’une surestimation du trafic et des ressources. Selon elle, si la balance de ces projets devait être corrigée, elle serait fortement négative.

Je demande si l’Etat entend préciser les financements de ces lignes dont la possible ligne vers la Bretagne, tenir compte de l’appréciation selon laquelle le bilan socio-économique une fois revu serait certainement négatif et enfin proposer une alternative au projet actuel avec un nouveau train très rapide pouvant circuler du Mans vers la Bretagne sans contourner Le Mans et sans mise en cause inutile des communes et de l’environnement aujourd’hui mis à mal par le dit projet.