Marietta KARAMANLI demande des mesures sur les tarifs, le nombre de places et la régularité de la desserte par TGV du MANS et de la SARTHE

dimanche 18 janvier 2009

Marietta KARAMANLI a interrogé le secrétaire d’Etat aux transports sur les garanties apportées à la desserte du MANS et de la SARTHE par le TGV ; elle s’inquiète des mesures de la SNCF de nature à limiter la demande comme l’augmentation des tarifs, l’insuffisante information des voyageurs ou encore la réduction de places offertes à la réservation. Elle demande que l’Etat garantisse la qualité en nombre, en tarifs et en régularité de la desserte du MANS par TGV.

Voici le texte intégral de sa question écrite à paraître au Journal Officiel.

Au terme de cette procédure, le ministre est normalement tenu de répondre dans un délai de deux mois. Il convient néanmoins, ici, de préciser que ce délai est loin d’être respecté puisque certaines de mes questions n’ont obtenu de réponse que longtemps après et certaines restent sans réponse.

Mme Marietta KARAMANLI attire l’attention de Monsieur le secrétaire d’Etat chargé des transports, auprès du ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’Aménagement du territoire sur les engagements pris par la SNCF en matière de desserte de la gare du MANS dans la perspective du contournement de celle-ci dans le cadre du projet de nouvelle ligne grande vitesse de Paris vers la Bretagne et les Pays de la Loire contournant Le Mans et sans arrêt sur le département de la Sarthe.

Le cahier ministériel des charges figurant dans le dossier de l’enquête publique fixait comme objectif «  le maintien de la qualité des dessertes des villes situées au droit de la nouvelle ligne ».

Une convention de service a ainsi été signée par l’Etat, le RFF, la SNCF, les conseils régionaux, les conseils généraux et les villes concernés qui confirme seulement le nombre et la qualité de la desserte actuelle.

Néanmoins aucune référence au nombre de passagers transportés, aux demandes de transports non encore satisfaites, au rapport existant entre les TGV s’arrêtant au MANS et ceux circulant sur l’ensemble de la ligne ne figurent dans ces documents.

Parallèlement la demande peut être « contrainte » par une absence d’information du public (exemple un TGV de soirée maintenu au moins initialement mais sans que sa circulation ne figure dans les horaires (ce qui est arrivé !), par une augmentation des tarifs, ou encore par la suppression de rames (une rame au lieu de deux ouverte à la réservation et au public etc€¦).

Ces situations sont à l’évidence de aature à limiter la demande et par la suite à contraindre l’offre de desserte à la baisse.

Elle lui demande donc de bien vouloir lui indiquer comment l’Etat, garant du respect des engagements pris en matière d’égalité des usagers et des territoires, entend procéder pour maintenir la qualité en nombre, en tarifs et en régularité de la desserte du MANS par TGV.