Marietta KARAMANLI "Mieux protéger les consommateurs contre les aliments faussement allégés"

lundi 26 septembre 2011

J’ai demandé, par une question écrite parue au Journal Officiel du 6 septembre, au ministre de la santé de prendre des mesures afin de mieux informer les consommateurs sur le caractère trompeur de certaines allégations concernant des aliments qui seraient allégés mais qui en fait contiendraient de nombreux substituts à la place des sucres et graisses habituels et, de fait, ne réduiraient pas leur teneur calorique globale. Ces aliments que les consommateurs paient plus chers sont de plus souvent fades ce qui engendre le sentiment de ne pas être rassasié et conduit donc à avoir faim. Je demande des mesures d’information pour informer et prévenir les consommateurs sur les risques que comporte une information incomplète ou biaisée.

Question N° : 117181 de Mme Marietta Karamanli ( Socialiste, radical, citoyen et divers gauche - Sarthe )

Question écrite
Ministère interrogé - Travail, emploi et santé

consommation - étiquetage informatif - produits alimentaires

Question publiée au JO le : 06/09/2011 page : 9535

Texte de la question

Mme Marietta Karamanli attire l’attention de M. le ministre du travail, de l’emploi et de la santé sur l’information au public concernant les aliments dits allégés.
Plusieurs centaines de produits alimentaires vendus portent la mention light, « allégés » ou encore « à faible teneur en ». Ces mentions correspondent en fait à des produits de l’industrie agro-alimentaire dont l’apport en calories est réduit d’environs 25 % par rapport aux produits habituels ou de référence.
En fait, ces produits ne sont souvent pas moins caloriques que ne le sont les préparations ou aliments conventionnels du fait de l’ajout d’ingrédients supplémentaires.
Ceux-ci vont par exemple diminuer l’apport en lipides conformément à l’annonce faite du caractère allégé mais augmenter la teneur en glucides. De façon complémentaire, ces produits, souvent fades, engendrent la sensation de faim ou soif qui conduit le consommateur à en reprendre ou encore donnent le sentiment d’un faux effort conduisant en fait à moins modérer la prise d’aliments.
Ils sont par ailleurs souvent plus chers.
Elle lui demande de lui préciser s’il entend mettre en oeuvre une information précise et transparente sur ces produits, le cas échant, en obligeant les fabricants et les distributeurs à mieux informer les consommateurs du caractère déséquilibré de leur apport calorique et des risques qu’ils peuvent engendrer.
Elle lui demande les mesures qu’il entend prendre dans ce domaine pour protéger la santé des Français.