« Pourquoi je me mobilise toujours et encore pour une desserte TGV du Mans et de la Sarthe, fréquente, raisonnable et abordable (sans oublier les lignes de proximité) » par Marietta KARAMANLI

dimanche 26 mars

J’ai, dans une nouvelle question écrite parue au Journal Officiel le 7 février 2017, interrogé le gouvernement (ma question était adressée au 1er Ministre et a été réorienté vers le secrétaire d’Etat aux Transports) sur la question ferroviaire.
D’une part, je l’ai interrogé sur la question de l’investissement (c’est-à-dire des lignes et équipements) de desserte de proximité qui n’a pas fait l’objet de dépenses à la hauteur du nombre de passagers et usagers concernés toutes ces dernières années.
D’autre part, j’ai renouvelé ma demande de mesures spécifiques en faveur des habitants du Mans et de la Sarthe qui prennent le TGV vers ou depuis Paris et paient au kilomètre plus cher que tous les autres usagers alors même que le raccourcissement du temps sur cette portion de ligne ouverte depuis bientôt 30 ans (1989) profite à tous les usagers depuis ou vers le Grand Ouest.
La mise en service de la nouvelle ligne LGV qui contourne Le Mans et à laquelle je me suis toujours opposée ( je fais partie des quelques élus qui ont fait un recours devant les tribunaux, ici le Conseil d’Etat, contre le décret déclarant d’utilité publique le projet) pose de nouvelles questions. Je note que certains font valoir que des trains ne desserviront plus Le Mans ce qui amoindrirait notre desserte. Par ailleurs la question de l’augmentation annoncée des tarifs sur la ligne pourrait avoir pour effet d’augmenter la charge déjà lourde pour tous les usagers et possiblement de diminuer le trafic « passagers » ce qui aurait pour nouvelle conséquence, devant moins de passagers, de justifier une nouvelle diminution de la desserte.
Tenace, je réitère mes demandes au Gouvernement. Certains élus m’ont interrogé sur la pertinence de mon combat pour une desserte fréquente, raisonnable et abordable du Mans. Je leur réponds c’est un enjeu majeur pour l’accès au quotidien au Mans et à Paris, un élément de notre développement économique, une question d’équité face au droit à la mobilité de tous qui mériterait une mobilisation plus large. Attachée au rail, au service public et au progrès, je reste déterminée à faire avancer ce dossier.
Marietta KARAMANLI

Le texte de ma question publiée le 14 février 2017

Rubrique : transports ferroviaires Tête d’analyse : politique des transports ferroviaires
Analyse : perspectives

Mme Marietta Karamanli attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès de la ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat, chargé des transports, de la mer et de la pêche sur la politique de l’État en matière ferroviaire en général et en particulier vers ou depuis Le Mans par TGV.
Selon un rapport de la commission des comptes des transports de la Nation (CCTN), en 25 ans, (1990-2015) 38 % des investissements réalisés dans les infrastructures ferroviaires l’ont été en faveur des lignes à grande vitesse (LGV). Rapportés au nombre de passagers, cela représente 2 % des usagers bénéficiaires et rapportés au nombre de kilomètres parcourus, cela représenterait 62 % de ceux-ci, ce chiffre devant être revu pour tenir compte du fait que les TGV circulent pour une large part sur des lignes classiques.
Ces chiffres traduisent une insuffisance d’investissements en faveur des transports au quotidien et en proximité en nombre et en qualité.
Elle souhaite connaître quel rééquilibrage dans le financement du transport ferroviaire l’État entend mener.
Parallèlement, la desserte du Mans et de la Sarthe par TGV continue de poser problème au regard à la fois des tarifs très élevés au kilomètre pratiqués en comparaison des tarifs sur le reste des portions de la ligne vers Nantes et Rennes ou depuis ces villes, et de la qualité de la desserte à court et à moyen termes.
Elle renouvelle sa demande d’un réexamen de la situation des usagers manceaux et sarthois et la fixation d’écarts de prix moins élevés sur ce tronçon de la ligne LGV par rapport à ceux pratiqués sur les tronçons menant aux autres métropoles du Grand Ouest.
Enfin elle souhaite connaître les garanties de desserte du Mans et de la Sarthe que l’État entend défendre auprès de la SNCF une fois le contournement de la ville réalisé avec la mise en œuvre de la LGV vers la Bretagne ; en effet certaines informations laissent entendre que certains trains ne s’arrêteront plus et la pratique de tarifs élevés pourrait conduire les usagers les plus modestes à renoncer aux TGV ce qui amènerait l’opérateur lui-même à arguer d’une moindre fréquentation pour diminuer la desserte. Elle souhaite des engagements de l’État en réponse aux besoins des Manceaux et des Sarthois