"Vigilante sur la qualité de la desserte du Mans et de la Sarthe par le TGV, déterminée à obtenir une réduction des prix de ces trains, aux côtés des habitants subissant des nuisances sonores depuis la mise en œuvre en « réel » de la nouvelle ligne LGV vers l’Ouest" par Marietta KARAMANLI

vendredi 28 juillet

Depuis mon élection le 18 juin 2017, j’ai posé deux questions écrites sur les transports ferroviaires et le TGV en Sarthe.
Plus précisément j’ai interrogé la nouvelle ministre des transports sur 1) la qualité de la desserte du Mans par le TGV en faisant état de nombreuses difficultés que traduisent des retards pour les usagers et 2) des tarifs élevés et inéquitables. En effet depuis de nombreuses années, je dénonce une politique tarifaire peu transparente qui se traduit par des prix très élevés pour les usagers venant ou allant de Paris vers le Mans. Ces tarifs font supporter à ces passagers une charge plus lourde que celle des autres passagers allant au-delà ou venant des autres métropoles alors même que le gain de temps était jusqu’ici le même pour tous.
Je continue à demander une diminution des prix et des tarifs spéciaux pour les usagers Manceaux et Sarthois….comme toute bataille, celle-ci nécessite une détermination que j’ai.
Plus récemment, j’ai posé une nouvelle question écrite (en cours de transmission au gouvernement après avoir été déposée auprès des services de l’Assemblée Nationale) pour demander l’intervention de l’Etat s’agissant des nuisances sonores liées à la mise en œuvre de la nouvelle ligne LGV. Plusieurs communes de la circonscription sont potentiellement concernées (Lombron, Montfort-le-Gesnois Saint-Corneille, et Savigné l’Evêque tout particulièrement).
J’ai constaté sur le terrain le bruit équivalant à celui d’un avion de ligne que font les TGV à plusieurs endroits de la nouvelle ligne. La réglementation n’est pas du côté des habitants qui doivent supporter des nuisances dépassant les seuils autorisés car ceux-ci sont calculés sur des périodes comprenant des moments sans passage de trains… Je demande une nouvelle campagne de mesures acoustiques en situation réelle de trafic, l’installation à la suite de protections sonores de niveau et de dimension suffisants pour protéger des bruits, et parallèlement une possible indemnisation des riverains les plus touchés qui souhaitent céder leur habitation et ne le pourront le faire que difficilement face à un préjudice spécial, et anormal, subissant en quelque sorte ce dommage au profit de ceux empruntant la ligne. Je considère que l’Etat a à intervenir pour ne pas que l’on ait d’un côté des habitants qui, au quotidien, vivent avec ces nuisances et de l’autre de usagers bénéficiant d’un confort de grande vitesse qui reste souvent difficilement accessible pour une majorité de nos concitoyens.
Sur ces différents sujets, je suis comme je l’ai été, vigilante, active et déterminée à être aux et du côtés des Manceaux et Sarthois.
Marietta KARAMANLI

La carte des lignes TGV construites et mises en service

Le texte de ma 1ère question écrite à la ministre des transports parue au Journal Officiel du 4 juillet 2017

Mme Marietta Karamanli attire l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports sur la politique suivie par la SNCF en matière de qualité du trafic trains à grande vitesse (TGV) entre le Mans et Paris et aussi vers et depuis les autres grandes villes régionales desservies par les TGV. En effet les usagers réguliers et occasionnels ont le sentiment d’un effritement de la qualité de la desserte actuelle (retards nombreux aux causes variées : pannes ; défaut de signalisation ; travaux.. ; annulation de TGV avec proposition de prendre un autre TGV sans place assurée mais au tarif fort ; rames en provenance de Paris ou vers Paris composant un même train mais à des tarifs différents) et constatent toujours des tarifs élevés, le prix au kilomètre étant plus élevé entre Le Mans et Paris que sur le reste de la ligne actuelle au motif d’un avantage de rapidité sur cette portion alors même que le gain de temps concerne tous les passagers. Elle lui demande donc de bien vouloir lui indiquer quelles mesures l’État entend prendre pour garantir que la SNCF, pour l’heure seul exploitant de trains à grande vitesse sur cette portion de la ligne, va améliorer la qualité de la desserte et diminuer le prix moyen et médian payé par les habitants du Mans et de la Sarthe comme usagers de la ligne LGV.

Retrouvez le texte de ma question et la réponse à venir de la ministre sur le site de l’Assemblée Nationale
http://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-34QE.htm

Le texte de la 2ème question écrite à la ministre déposée et à paraître au Journal Officiel de la République

Mme Marietta Karamanli alerte Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports sur Mme Marietta Karamanli attire l’attention de Madame la ministre des transports sur les nuisances engendrées par la mise en oeuvre de la nouvelle ligne à grande vitesse vers la Bretagne depuis juillet 2017 et supportées par les riverains de cette nouvelle installation ferroviaire.
Dans la 2ème circonscription de la Sarthe les habitants de Lombron, Montfort-le-Gesnois Saint-Corneille, et Savigné l’Evêque en particulier, sont, à différents degrés, concernés par ces nuisances.
Le volume sonore atteint et dépasse les 90 décibels. Le seuil réglementaire est légalement limité à 60 décibels entre 6h et 22h, et à 55 décibels dans la nuit ; néanmoins il s’agit de valeurs maximales qui sont des moyennes à considérer sur l’ensemble de la journée et lissées avec les moments plus calmes et ne rendant pas compte des nuisances les plus élevées.
Si des merlons et murs anti-bruit ont été installés, ces installations sont le plus souvent entrecoupées et de niveau trop bas.
La multiplication des trains avec un niveau sonore comparable à un bruit d’avion survolant à basse altitude que la députée a pu, elle-même, constater, change la donne par rapport à la période des essais.
Plusieurs demandes sont donc formulées à l’attention de la société concessionnaire qui a réalisé les travaux sur la base d’un contrat de partenariat public-privé.
La députée demande une nouvelle campagne de mesures acoustiques en situation réelle de trafic, l’installation à la suite de protections sonores de niveau et de dimension suffisants pour protéger des bruits, et parallèlement une possible indemnisation des riverains les plus touchés qui souhaitent céder leur habitation et ne le pourront le faire que difficilement face à un préjudice spécial, et anormal, subissant en quelque sorte ce dommage au profit de ceux empruntant la ligne.
Elle considère que l’absence de réaction de l’Etat dans cette situation serait de nature à laisser accroître la fracture entre ceux qui subissent les inconvénients d’un progrès de vitesse, oubliés face à leurs difficultés quotidiennes, et ceux qui profitent d’un mode de transport collectif certes rapide, mais qui reste cher pour une majorité de Français et générant des nuisances parfois importantes

Source image et carte : wikimedia commons
Auteur de la carte CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=655061