"Emplois aidés, ma lettre à la ministre du travail pour défendre ces emplois utiles à tous, aux bénéficiaires souvent des jeunes et aux populations par les services qu’ils permettent" par Marietta KARAMANLI

vendredi 27 octobre

Début octobre j’ai adressé à la ministre du travail un courrier par lequel je lui demande de maintenir les crédits aux emplois aidés.
Pour argumenter au plus près des besoins des personnes qui en ont bénéficié et des organismes, communes et associations qui ont peu rendre un service à nos populations et à nos territoires grâce à eux, j’avais sollicité associations et collectivités territoriales.
Ce sont près de 50 associations et la plupart des communes de la circonscription qui m’ont répondu. Après examen des réponses, circonstanciées, faites, j’ai décidé d’écrire à la ministre pour lui faire des constats faits : au plan qualitatif les associations et municipalités ont mis l’accent sur le service rendu à la population, le retour vers l’emploi ou la qualification de jeunes accompagnés et formés, la transformation d’emplois en CDD aidés vers des CDI par un essai réussi de solvabilisation (c’est-à-dire que l’emploi peut être payé par l’employeur une fois de nouvelles recettes trouvées).
Au terme de mon courrier, j’ai demandé que l’effort de l’Etat et que la situation de chaque association et commune soit examinée de façon précise avec la double préoccupation 1) de l’accompagnement de ceux qui sont soit éloignés du travail soit de la formation et 2) du service rendu aux personnes (éducation, sports, services aux personnes âgées et handicapées, insertion, environnement…).
Aux côtés des élus locaux et des responsables associatifs je fais remonter comme je l’ai toujours fait les attentes de nos concitoyens avec la préoccupation de répondre aux besoins collectifs et aux projets des personnes, notamment des plus jeunes et des demandeurs d’emplois.
J’attends une réponse de la ministre et un examen positif des demandes concernant les dizaines d’emplois concernés.
Avec vous j’entends agir pour tous.
Marietta KARAMANLI

Mon courrier à la ministre du travail

Madame la Ministre,
Je me permets d’attirer votre attention sur la décision du gouvernement de diminuer le nombre des emplois dits aidés arguant qu’ils ne constitueraient pas, notamment dans le domaine du secteur non marchand, un tremplin pour l’insertion professionnelle.
Députée, sollicitée par des communes et associations de ma circonscription, inquiètes de cette orientation gouvernementale, j’ai moi-même demandé plus systématiquement aux mêmes groupements de m’indiquer si elles avaient eu et avaient recours aux dispositifs concernés et quels étaient les effectifs en cause. La plupart m’a répondu.
Des données quantitatives et qualitatives recueillies, un bilan sommaire mais significatif peut être tiré.
Environ 70 emplois étaient en cours en septembre 2017 (4/5 dans les associations et 1/5 dans les collectivités locales (hors Le Mans)). Parmi les groupements une vingtaine d’associations y avaient eu ou y ont recours.
Au plan qualitatif les associations et municipalités ont mis l’accent sur le service rendu à la population, le retour vers l’emploi ou la qualification de jeunes accompagnés et formés, la transformation d’emplois en CDD aidés vers des CDI par un essai réussi de solvabilisation.
Une observation s’impose : au-delà de constats faits globalement un examen au plus près met en évidence que le retour à l’emploi a été facilité pour de nombreux jeunes et qu’en l’absence d’emplois aidés des services, notamment en direction des familles et des populations fragiles, ne sont pas ou ne seront plus assurés.
C’est la raison pour laquelle je souhaite d’une part que l’effort de l’Etat soit maintenu et d’autre part que la situation de chaque association et commune soit examinée de façon précise avec la double préoccupation 1) de l’accompagnement de ceux qui sont soit éloignés du travail soit de la formation et 2) du service rendu aux personnes (éducation, sports, services aux personnes âgées et handicapées, insertion, environnement…).
Je reste à votre disposition pour plaider et défendre ces emplois utiles à nos populations et à nos territoires. La nécessaire évaluation des projets et dispositifs à laquelle le Président de la République a dit être attaché comporte une nécessaire concertation et un dialogue de « gestion » au plus près de nos concitoyens.
Vous remerciant une nouvelle fois de votre attention je vous prie de croire, Madame la Ministre, à l’assurance de mes salutations les meilleures.

Source image : wikimédia commons