Marietta KARAMANLI « Logement social, il est indispensable de faire plus et mieux pour les familles modestes »

lundi 24 mars 2008

Interrogée par un ensemble d’associations et d’organisations sur les mesures à prendre en faveur des personnes mal logées et de la crise du logement dans notre pays, Marietta KARAMANLI rappelle que des mesures sont possibles et doivent être prises : plus de logements sociaux ; moins de cadeaux fiscaux inutiles aux plus plus riches, et une aide qui limite la part des dépenses de logement dans le budget des familles modestes.

Concernant le diagnostic établi par la trentaine d’associations et de fédérations engagées en faveur de solutions fortes pour y mettre fin, je le partage : 1,5 million de demandes de logements sociaux en souffrance, 90 000 personnes SDF, 900 000 sans domicile personnel, et 2 millions de personnes survivant dans un logement sans confort.
Une telle situation est inacceptable.

Parmi les mesures qu’il me semble indispensables de prendre, je pense qu’il est nécessaire :

- de faire respecter l’article 55 de la loi SRU qui impose un ratio de logements sociaux par commune,

- de limiter l’assimilation de la construction de logements nouveaux à simples des produits fiscaux, en 2008, la déduction des intérêts d’emprunt coà»tera 440 millions €“ soit autant que le prêt à taux zéro ; en 2013, la dépense afférente pourrait atteindre 4,5 milliards ! Le « Robien » €“ qui crée des logements vacants €“ coà»tera 400 millions. Au total, les avantages fiscaux liés à l’investissement locatif €“« Borloo populaire », « Robien », etc. €“ représentent au budget 2008 836 millions, soit une progression de 26 % par rapport à l’année passée,

- d’accentuer l’effort de l’Etat en faveur du logement social et très social : en 2008 l’Etat consacrera seulement 1,4 milliards d’euros à la construction locative abordable en 2008 contre 1,9 milliards en 2002.
De plus j’ai défendu au moment des élections législatives et je continue de défendre

-  le principe d’un plan de construction de 120 000 logements sociaux,

et

- la mise en place d’un "bouclier logement" où l’Etat apporterait aux plus modestes un financement permettant de limiter à 25% la part de leurs dépenses de logement dans leur budget

Ces orientations vont dans le sens et complètent les propositions que font les associations et organisations signataires de la plate forme adressée au Gouvernement en faveur du logement solidaire.

Marietta KARAMANLI