Classée comme faisant partie des député-e-s "qui travaillent le plus",

Marietta KARAMANLI "Pour moi le travail parlementaire ne se limite pas à l’activité menée dans la seule enceinte de l’Assemblée Nationale"

vendredi 26 septembre 2014

Un nouveau classement des députés a été établi par le site Regards Citoyens.
De nombreux médias, de Radio France "quels sont les députés qui travaillent le plus ?" http://www.francetvinfo.fr/politique/qui-sont-les-deputes-qui-travaillent-le-plus_664101.html
au magazine féminin « Grazia » "Femmes députées qui sont les bonnes et les mauvaises élèves" http://www.grazia.fr/societe/news/femmes-deputees-qui-sont-les-bonnes-et-les-mauvaises-eleves-672224

ont repris l’information.
Je suis classée parmi les député-e-s qui « s’illustrent par leur plume », « grande bavarde » et « bonne élève » avec neuf rapports, en 2ème position, sur les douze derniers mois (classement paru en aoà»t).
Selon le magazine Grazia « A l’écrit, deux femmes se sont distinguées par le nombre de rapports rédigés : Valérie Rabault (PS, Val de Marne) est l’auteure de onze rapports, contre dix pour Marietta Karamanli (PS, Sarthe). »
Comme je l’ai déjà écrit ce classement même si je m’en félicite car il reflète une part de l’activité ne peut résumer à lui seul celle-ci.

Ainsi toute l’activité extérieure accomplie au nom du Parlement Français mais au sein d’institutions internationales comme l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe n’est pas prise en compte : ainsi les interventions en séance et en commissions réelles et tracées ou les rapports établis pour son compte bien que ne figurent pas au bilan d’activité.
Il en va de même des réunions interparlementaires au niveau européen€¦pourtant faire la loi c’est aussi la préparer et la discuter avec nos partenaires.
En 2010 j’écrivais déjà « que le niveau d’activité dépend de trois éléments peu ou pas pris en compte : l’activité de la commission dont vous êtes membre, elle-même calée sur les initiatives du gouvernement ; votre position dans les instances de l’Assemblée ou de votre groupe politique qui dépend elle-même souvent de votre ancienneté ou de vos propres prises de position comme député(e) cette situation vous offrant plus facilement certaines opportunités à rapporter ou émettre un avis ; enfin la qualité c’est-à-dire la pertinence de vos interventions n’est pas mesurable€¦et donc pas mesurée ».
En 2014 je ne peux que confirmer mon appréciation.
De plus ce que je nomme le travail « invisible » c’est à dire préalable et non comptabilisé n’est pas estimé.
Ainsi pour ne prendre que cet exemple, pour préparer un prochain rapport au nom de la commission des affaires européennes de l’Assemblée sur l’immigration notamment irrégulière je me suis déplacée en juin en Italie et en septembre en Turquie (j’y reviendrai prochainement) ; de tels déplacements éloignent physiquement de l’Assemblée.
Enfin j’ai le souci comme je l’ai fait et je continue de le faire de concilier ma présence active à l’Assemblée avec une présence aussi active sur le terrain : les permanences, les manifestations, les réunions et rencontres locales me permettent et me servent à « nourrir » mes interventions de portée plus large et bien évidemment sont l’occasion de soutenir les projets collectifs et individuels de tous ceux qui me sollicitent.
Vice €“Présidente chargée de l’habitat à Le Mans Métropole, j’essaie de faire avancer la cause du logement social et accessible au plus grand nombre à l’Assemblée et dans les instances nationales qui en débattent et préparent des projets et initiatives  : y être c’est préparer les débats, faire progresser des idées neuves et ne pas laisser les seuls spécialistes entre eux€¦le temps qui y est passé est un investissement pour tous. Mais ce temps là important même non compté, existe pourtant.
En tout état de cause, je continuerai à être présente et j’ essaierai , comme je l’ai fait, d’être efficace au service de tous dans notre pays, notre région, notre département et nos communes.